19.10.2008
VIVE LES VIEUX !
15h45 : l'AVIVO fait effectivement un tabac ! Sera-ce le conseil des vieux sages ?
Dur pour les autres listes hors partis. Mais la liste 18 atteint le quorum, à confirmer ...
Ge-Avance aurait pu faire mieux si les citoyens n'étaient pas aussi attachés aux partis. Mais ils seront probablement les premiers au coût de campagne par élu ...
15:38 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : constituante
Elus or not élus ?
14h36, un petit pari avant les premiers résultats : la liste 18 a 4 sièges et je sors 7e sur la liste.
14h45, les premiers résultats partiels sur listes compactes montrent que l'AVIVO va faire un tabac. Comme les socialistes et les verts, mais ça c'était prévu. J'attendais mieux de Ge-Avance, mais comme nous ils ont probablement beaucoup de bulletins panachés.
Plus d'infos tout bientôt ...
10.10.2008
Pour plus de salades dans l'agglomération !
Le projet d'agglomération adopté par le Conseil d'Etat préconise la construction de 2'500 logements par an à Genève, soit une augmentation de l'ordre de 50% par rapport à la production de 2007. Un peu paradoxalement, une telle frénésie constructive constituerait un bon pas vers un développement plus durable de l'agglomération car cela limiterait le nombre de pendulaires motorisés ainsi que l'étalement urbain au-delà de nos frontières cantonales.
L'espace, le territoire ne se limitent pas à ces frontières et il n'est plus défendable de protéger notre petit canton tout en satisfaisant nos besoins ailleurs, sans se préoccuper des conséquences en terme de durabilité. Notre espace de vie, c'est la région franco-valdo-genevoise. Il s'agit de gérer ce territoire dans une optique résolument transfrontalière, de façon à protéger un espace naturel, à conserver des réserves pour les générations futures, à limiter les déplacements et leur impact sur l'environnement. Or, ces trois objectifs ne peuvent être atteints qu'avec une urbanisation dense et bien desservie par les transports collectifs.
Plus paradoxalement encore, le projet d'agglomération est utopique car il souffrira du feu croisé des protecteurs de l'agriculture et de l'environnement, ainsi que de leurs alliés objectifs anti-immigrés, anti-bétonneurs, anti-spéculateurs, NIMBYs ("Not In My Back-Yard") et autres négativistes de tous bords. L'utopie ne sera réalisable que si les objectifs des défenseurs de l'agriculture ou de la souveraineté alimentaire, de l'environnement et du paysage peuvent simultanément être atteints.
Pour convaincre les réticents, il faut combler les vides du projet d'agglomération. Celui-ci prévoit des périmètres à urbaniser, mais il ne dit rien des zones agricoles à conserver, des
zones naturelles protégées à maintenir et à créer, ou des paysages à sauvegarder. Il doit donc être complété sur ces points.
Genève est dans l'immédiat plus occupé à élire sa Constituante qu'à regarder au-delà de ses frontières. Cette assemblée ne traitera pas du projet d'agglomération, mais espérons qu'elle établira des principes d'aménagement du territoire qui permettront de loger la population de l'agglomération en respectant les critères de durabilité. Il conviendrait de garantir un usage mesuré du sol en imposant des densités élevées, mais également d'assurer des espaces suffisants pour les divers besoins, en particulier pour loger convenablement les personnes qui vivent dans le canton et celles qui y travaillent. Un peu plus concrètement, la Constituante pourrait contraindre le législateur à prévoir des zones à bâtir suffisantes et à veiller à la mise à disposition des terrains destinés à l'urbanisation dans des délais qui permettent de répondre aux besoins.
19:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : constituante, aménagement, agglomération, logement
FAUT-IL SUPPRIMER LES COMMUNES ?
Les Genevois ont mal à leurs communes. Certains veulent les supprimer, d'autres les fusionner, d'autres encore les découper. La Constitution genevoise ne dit rien du nombre et de la taille des communes du canton, mais le sujet viendra certainement sur la table de la Constituante qui sortira des urnes le 19 octobre.
Le débat sur les communes est un bel exemple de schizophrénie aiguë du citoyen genevois. Lorsqu'on évoque des problèmes qui touchent l'ensemble du canton, comme la pénurie de logements, le citoyen trouve que les communes ont trop de pouvoir de blocage des projets de construction; quand il s'agit de protéger son lieu de vie contre un afflux de population, le même citoyen s'insurge contre les pouvoirs démesurés du Canton en matière d'aménagement du territoire. Alors, faut-il supprimer les communes ou faut-il leur donner plus de pouvoir ?
J'ai eu comme d'autres un premier réflexe belliqueux et l'envie de supprimer les communes, ou du moins certaines qui s'opposaient à la construction de logements. A la réflexion, cela ne me semble ni réaliste ni raisonnable. L'utilité d'un échellon administratif entre le canton et le citoyen paraît évident, ne serait-ce que pour la gestion des affaires locales. La seule question est la taille que doit avoir cet échelon. Et cela dépend d'une autre question. Quelles doivent être le rôle, les tâches, les pouvoirs, les attributions, les compétences des communes ?
En matière d'aménagement du territoire, les communes genevoises sont les seules à n'avoir que le pouvoir de dire non. Et elles ne se gênent pas ! Un pouvoir est fait pour en user … Même si le canton peut en définitive passer outre l'avis de la commune, il renonce souvent à le faire, surtout si cet avis est le résultat d'un vote populaire obtenu par référendum. Dès lors et un peu paradoxalement, ne faudrait-il pas donner plus de pouvoir aux communes, en résumé le pouvoir d'être des moteurs et non des freins ?
Si la Constitution genevoise ne dit rien sur le découpage des communes, elle entérine implicitement la prééminence de la Ville de Genève, qui a droit à un chapitre spécial. Ce déséquilibre provient de l'ancienne fusion des communes de Genève, de Plainpalais, des Eaux-Vives et du Petit-Saconnex. Si on appliquait la même logique aujourd'hui, il faudrait fusionner Genève avec Carouge ! Et avec les autres communes qui composent la zone urbaine. On aurait ainsi une énorme commune, en concurence avec le canton dans de nombreux domaines, à côté d'une série de petites communes, relativement insignifiantes. Mauvais choix assurément.
Certains suggèrent de redécouper l'ensemble en une petite dizaine de communes de superficies équivalentes. Mais cet apparent équilibre n'en est pas un puisque les tailles de population seraient très différentes. Un meilleur équilibre serait obtenu en découpant la Ville de Genève et en fusionnant quelques communes rurales. Mais jusqu'où doit aller le découpage et quelle doit être l'ampleur des éventuelles fusions ?
Plus les communes auront une grande taille, plus leurs compétences se superposeront avec celles du canton, avec les tous les risques de doublons et de conflits que cela implique. Plus elles seront petites, mieux elles pourront assurer les tâches de proximité associées à leur statut de plus petit échelon administratif.
Alors, une commune des Pâquis ? Le plus simple serait de revenir aux anciennes communes de la ville. On reconstruit bien les voies de tram qu'on a détruites au siècle dernier …
19:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : constituante, communes
05.10.2008
FAUT-IL SUPPRIMER LES COMMUNES ?
La liste 12 de la Constituante veut supprimer les communes. Gageons que cela ne les fera pas élire !
La Constitution ne dit rien sur le nombre et la taille des communes. Tout au plus entérine-t-elle implicitement la prééminence de la Ville de Genève, qui a droit à un chapitre spécial. Ce déséquilibre provient de l'ancienne fusion des communes de Genève, de Plainpalais, des Eaux-Vives et du Petit-Saconnex. Si on appliquait la même logique aujourd'hui, il faudrait fusionner Genève avec Carouge ! Et avec les autres communes qui composent la zone urbaine. On aurait ainsi une énorme commune, en concurence avec le canton dans de nombreux domaines, à côté d'une série de petites communes, relativement insignifiantes. Mauvais choix assurément.
Certains suggèrent de redécouper l'ensemble en une petite dizaine de communes de superficies équivalentes. Mais cet apparent équilibre n'en est pas un puisque les tailles de population seraient très différentes. Un meilleur équilibre serait obtenu en découpant la Ville de Genève et en fusionnant quelques communes rurales. Mais jusqu'où doit aller le découpage et quelle doit être l'ampleur des éventuelles fusions ?
Plus les communes auront une grande taille, plus leurs compétences se superposeront avec celles du canton, avec les tous les risques de doublons et de conflits que cela implique. Plus elles seront petites, mieux elles pourront assurer les tâches de proximité forcément associées à leur statut de plus petit échelon administratif.
Alors, une commune des Pâquis ? Le plus simple serait de revenir aux anciennes communes de la ville. On reconstruit bien les voies de tram qu'on a détruites au siècle dernier …
10:13 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : constituante, communes
18.09.2008
J.-F. Mabut votera pour la liste 18
La liste 18 est la seule qui plaide pour une vision résolument transfrontalière et pour une responsabilité sociale de la propriété foncière (www.liste18.ch). A lire l'article de M. Mabut du 17 septembre dans la TDG, on pourrait croire qu'il est candidat sur la liste 18 !
22:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : constituante, mabut, liste 18



